Episiotomie... le saviez-vous ? | Page 3 | Femiboard: Grossesse
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Episiotomie... le saviez-vous ?

mape

New Member
#11
Quand je dis que ca va faire mal, c'est plus une expression :wink:
 

emanymton

dents vous avez dit dents
#12
tu sais armoni le nombre de chose que les docs font par habitude... je regretterai mon chir... :( il sourit jamais mais au moins il est ouvert

Ema
 

peggy27

Maman Comblée
#14
23 h 30.. sur le point d'aller au lit!! Vais-je y arriver apres avoir lu tout cela!! :-&
Déjà , là, je souffre de constipation et de début d'hémorroïdes... qu'est ce que ca va donner au moment de l'accouchement????????????????????????
PITIE!!
 
#15
un article canadien de 2005 ...
L’épisiotomie pourrait faire plus de mal que de bien
le 11 mai 2005

L’intervention courante appelée épisiotomie — une incision pratiquée près de l’ouverture du vagin lors de l’accouchement — n’offre habituellement aucun bénéfice, selon un examen systématique des études menées à ce jour.

En fait, les chercheurs ont trouvé que l’épisiotomie causait souvent plus de mal que de bien aux mères. Les résultats de l’étude paraissent dans le numéro du 4 mai 2005 du Journal of the American Medical Association (JAMA).

Bien que les opinions à l’égard de l’épisiotomie soient devenues moins favorables au cours de la dernière décennie, environ le quart des femmes canadiennes et près du tiers des femmes américaines subissent encore cette intervention. Dans la plupart des cas, l’intention consiste à prévenir ou à réduire le déchirement spontané qui se produit parfois lors de l’accouchement.

Selon l’analyse des accouchements de routine examinés, cependant, les femmes n’ayant pas subi d’épisiotomie avaient moins de douleur, se remettaient plus rapidement de l’accouchement et ne couraient aucun risque accru ou diminué de complications en ce qui concerne la guérison des plaies. De plus, les données ont révélé que l’épisiotomie n’offrait aucune protection contre l’incontinence urinaire ou fécale ou le prolapsus pelvien dans les trois premiers mois jusqu’à la cinquième année suivant l’accouchement.

« La littérature que nous avons examinée laisse entendre que les cas de déchirement spontané — si cela se produit — sont moins graves que lorsqu’on pratique une épisiotomie », de dire la Dre Katherine Hartmann, professeure assistante d’obstétrique et de gynécologie à la faculté de médecine Chapel Hill de l’Université de la Caroline du Nord (UNC) et auteure principale de l’article publié dans le JAMA.

La Dre Hartmann a fait valoir que les femmes étaient en fait plus susceptibles de subir de graves déchirements — allant du vagin au rectum — lorsqu’une épisiotomie était pratiquée.

Un message clé sort de ces résultats, d’insister la spécialiste, à savoir que les femmes enceintes doivent aborder le sujet de l’épisiotomie avec leur médecin lors des soins prénatals parce qu’il sera trop tard pour en discuter en profondeur dans la salle d’accouchement.

« Vous êtes responsable de ce qui vous arrive dans le cadre de vos soins. La meilleure chose à faire pour arriver à une entente avec votre médecin au sujet de cet aspect de votre accouchement consiste à lui en parler à l’avance. »

Les résultats des études examinées se confirment en ce qu’ils révèlent que l’épisiotomie de routine n’offre aucun bienfait comparativement à l’épisiotomie restrictive en ce qui concerne la gravité des lacérations et de la douleur et le recours aux analgésiques, ont signalé les chercheurs.

De plus, l’épisiotomie n’a pas contribué à la prévention de l’incontinence urinaire ou fécale ou à la correction de la dysfonction sexuelle. De fait, les femmes qui ont subi une épisiotomie étaient plus susceptibles d’éprouver plus tard de la douleur lors des relations sexuelles que les femmes n’ayant pas subi l’intervention.

Les chercheurs ont conclu que les données ne permettaient pas de confirmer les bienfaits qui sont traditionnellement attribués à l’épisiotomie.

Le Dr John Thorp fils, coauteur de l’article, professeur d’obstétrique et de gynécologie à l’UNC et directeur adjoint du Centre for Women’s Health Research, étudie l’épisiotomie depuis deux décennies.

« Dans la plupart des cas, l’épisiotomie ne sert à rien — et elle peut nuire aux femmes. Pourquoi une femme voudrait-elle d’une intervention chirurgicale inutile ? », a-t-il demandé.

Selon le Dr Thorp, le raisonnement que l’on avance pour justifier l’épisiotomie de routine consiste à dire qu’elle vise à prévenir les blessures graves chez la femme. L’intervention est devenue un élément courant des soins obstétriques dès les années 1930. Chez les femmes qui accouchent pour la première fois, entre 70 et 80 pour cent font l’objet d’une épisiotomie, a dit l’expert.

Il reste que des études publiées dès 1983 ont commencé à remettre en question les bienfaits que l’on attribuait à l’épisiotomie de routine. Le Dr Thorp s’est mis à étudier le bien-fondé de l’épisiotomie de routine à la fin des années 1980.

« La pratique fait partie intégrante de l’obstétrique moderne, » a fait valoir le Dr Thorp en ajoutant que l’introduction de l’épisiotomie s’inscrivait dans le même mouvement qui a vu l’hôpital usurper le rôle du foyer comme lieu de l’accouchement. « L’épisiotomie faisait partie de cette évolution ».

Les autres aspects de cette « évolution », tels que le recours fréquent à l’anesthésie et l’utilisation systématique du forceps durant l’accouchement, sont tombés en désuétude en raison du progrès des connaissances scientifiques. Il reste toutefois que plusieurs cliniciens ont été formés pour faire des épisiotomies et hésitent donc à changer, de dire le Dr Thorp.

Source : Tom Hughes, Université de la Caroline du Nord
http://www.femmesensante.ca/news/news_show.cfm?number=234

Les infos officiellement médicales sur l'épisiotomie semblent dater la plupart du temps de 2005. Pas étonnant que les discours du corps médical ne soient pas toujours "à jour"...